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Conte de Paul

Il était une fois, un petit garçon qui se prénomait Paul. Petit Paul, comme disait tout le monde dans son minable entourage, n'avait pas la chance de ceux qui en ont. D'ailleurs, si on s'amusait sadiquement à la comparer on le remarquerait tout de suite.

Dans un premier temps, Paul avait un physique assez ingrat, son visage boursouflé ne trahissait heureusement pas le fait qu'il était battu. Ses yeux, ou plutôt son oeil valide, noir et terne, laissait aparaitre un strabisme divergent, qui donne au mot divergent un sens infini, de toute façon avec un seul oeil ...

Sa jambe droite avait oublié d'être dotée d'un genou, ce qui faisait qu'en plus d'être raide, sa jambe droite était 12 cm plus petite que sa consoeur gauche. Petit Paul avait aussi perdu 4 doigts, après un combat avec un lapin nain.

Mais Petit Paul était bien heureusement au dessus des considérations physiques, et son innocence d'enfant lui faisait voir ce que les gens avaient à l'intérieur.

Enfin de façon assez précaire, car ses feux parents pauvres, n'avaient pu lui fournir une éducation scolaire convenable, cela faisait que son alphabétisme se rajoutait à sa panoplie.

Simplement Petit Paul était un infirme crétin au coeur d'or. Ceux qui ne le battaient pas, ceux qui ne l'envoyaient pas balader, ceux qui ne lui lançaient pas de pierres, en le voyant arriver rampant par terre à cause de ceux qui lui piquaient toujours ses béquilles, l'aimaient bien.

Toutes ses personnes s'appelaient Roberte, car une seule personne l'aimait bien. Roberte, toute petite fille qu'elle était, avait une intelligence hors du commun. A 8 ans, elle avait compris que si elle aimait bien Petit Paul, et que si Petit Paul l'aimait bien, elle pourrait en profiter pour l'exploiter au nom d'une amitié. Et elle le faisait à merveille.

Tout ce petit monde grandit, les personnes agées moururent ou devinrent plus agées, ce qui obligeait le Royaume à augmenter le prix et la durée des cotisations sociales. Les petits enfant devirent plus grands.

Ils attégnirent l'âge, ou l'amour rimait avec fornications intenpestives. Roberte aimait toujours Petit Paul, Petit Paul aimait toujours Roberte. Et Roberte le lui rendait bien. En bon larbin qu'il était, il jouait en plus le rôle de bouche-trou. Roberte en avait fait un objet à plaisir, et elle ne s'en portait pas plus mal.

Toute leur vie se fut ainsi, enfin je devrais dire toute la vie de petit Petit Paul, l'infirme crétin, qui fut emporté par une chute mortelle la veille du jour de ses 20 ans.

Moralité : On n'a pas tout les jours 20 ans, car parfois on n'arrive pas jusque là.

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